Saint Michel de Picpus

La communauté

Frère Hervé Dallier csc, supérieur
Père Roger Marchand csc
Père Romuald Fresnais csc, aumônier général
Père Gregory Haake csc, doctorant en littérature
Père Gardiner Desravins csc, étudiant
Père Kevin Grove, doctorant en théologie
 
 

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47 Boulevard de Picpus - 75012 Paris
01 43 47 47 66

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53 rue de la Gare de Reuilly - 75012 Paris
01 43 44 55 56
www.saintmicheldepicpus.fr

 
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SOMMAIRE DE LA PAGE

 

Témoignage du Frère Hervé Dallier csc sur sa vocation

Historique de l'établissement Saint Michel de Picpus

L'école de la rue des Marquettes (1876-1903)

L'école de la rue Louis Braille (1917-1930)

L'école du boulevard de Picpus (1930)

 

 

Bientôt un jubilé !

Saint Michel de Picpus est un établissement scolaire fondé en 1876 par l'Abbé Olmer, qui a aussi fondé la paroisse de l'Immaculée-Conception. En 1931, la tutelle de l'école est confiée aux Oratoriens, communauté fondée en Italie par Saint Philippe Néri au XVIème siècle. En 1961, les supérieurs de l'Oratoire décident de quitter l'établissement et la tutelle est confiée à la Congrégation de Sainte-Croix.Le Père Pierre Guitton csc devient alors directeur et le restera près de 20 ans. Suivront trois directeurs laïcs.

En 2011, la Congrégation aura exercé la tutelle de Saint Michel de Picpus pendant 50 ans.

Témoignage du Frère Hervé Dallier csc

« Aimer veut dire servir, embrasser, exiger ».

J’ai compris que l’appel du Seigneur devait se concrétiser pour moi dans le service des autres.En l’an 2000, lors de l’année Sainte, j’ai dit « oui » définitivement au Seigneur par les vœux perpétuels et le service des autres s’est peu à peu établi en ce qui me concerne dans trois domaines :

  • Le domaine de l’éducation au collège de Saint Michel de Picpus (Paris 12e) auprès des jeunes de classe de 5e faire en sorte que tous puissent recevoir des éléments pour leur de Foi et que ceux qui le souhaitent puissent faire leur : « Profession de Foi »
  •  Le domaine hospitalier, auprès des malades, dans le cadre de l’Aumônerie Catholique de l’hôpital de la Pitié – Salpetrière (Paris 13e). Les malades me permettent de rencontrer le Christ souffrant et d’expérimenter la miséricorde du Seigneur par la présence et l’écoute du visiteur.
  •  Le domaine liturgique, à la paroisse de l’Immaculée Conception (Paris 12e). Le service de l’Autel me permet de participer à la dignité et à la beauté de la liturgie lors des cérémonies.

Ces activités apostoliques puissent leur force dans l’Adoration de l’Eucharistie et aussi la prière Communautaire. Notre-Dame est aussi à mes côtes : c’est Elle qui nous montre le chemin qui conduit vers son Fils Jésus, Lumière et source de notre vie.

Historique de l'établissement

L'école de la rue des Marguettes (1876-1903)

En 1876, l’abbé Olmer, curé de la nouvelle paroisse de l’Immaculée-Conception, forma le projet d’ouvrir un établissement secondaire. Ayant facilement trouvé l’emplacement désirable, en bordure de la rue des Marguettes, il confia aux Clercs de Saint-Viateur les quarante élèves inscrits.

Les débuts furent pénibles. Quatre directeurs se succédèrent rapidement : les pères Bélières, Millerand, Bojat et Pailhes. Dès 1881, l’Ecole dut fermer, et les locaux furent loués à des jésuites de la rue des Postes.

En 1884, le Père Pailhes put rouvrir l’école qui occupait un plus vaste emplacement entre la rue des Marguettes et l’actuelle avenue du Général Michel-Bizot ; l’entrée officielle était au 27, rue du Niger. Sous la vigoureuse impulsion du directeur et de l’abbé Gagnol, directeur des études, l’Ecole se développa. Elle comptait une vingtaine de professeurs et deux cents élèves, quand le Père Pailhes la quitta, en 1890, pour devenir supérieur provincial de sa congrégation.

Le jeune religieux qui lui succéda, le Père Robert, était un homme de grande culture. Il diriga l’Ecole pendant dix années, avant d’être appelé à son tour à la charge de supérieur provincial et, plus tard, à celle de supérieur général.

L'école de la rue Louis Braille (1917-1930)

C’est encore à l’initiative d’un curé de l’Immaculée-Conception que l’Ecole Saint-Michel doit sa renaissance. En pleine guerre, en 1917, M le Chanoine Coriton eut la belle audace de reprendre le projet de son prédécesseur, l’abbé Olmer, et d’installer une école dans un local de fortune, au 14 de la rue Louis Braille.

 Les premières années furent très dures et donnèrent à M Coriton plus de déboires que de satisfactions. Mais, en 1920, il eut la chance de trouver M l’abbé Georgeault, prêtre du diocèse de Rennes. A la fois directeur, censeur, économe et incomparable professeur de latin, le « saint abbé Georgeault » allait, pendant cinq années, développer le petit établissement et… user prématurément sa santé ! En 1925, il dut se retirer et annoncer la fermeture de l’Ecole.

Les familles le suppliant de tenter l’impossible pour sauver l’établissement, il s’adressa au Père Pradel, directeur de l’école Massillon, et lui proposa de prendre Saint-Michel comme filiale. C’est ainsi que la société de l’Oratoire entra dans la vie de l’Ecole Saint-Michel.

Le grand éducateur qu’était le Père Pradel veilla personnellement aux destinées de la petite école, qui comptait environ cent vingt élèves. Sur place, le Père Pré, puis le Père Lhuillier assumèrent la direction, tandis que le Père Marguerie cumulait les fonctions d’économe, de professeur, de surveillant, d’aumônier et de maître de chapelle.

Malgré les difficultés de toutes sortes, le travail fut intense sous la direction de maîtres experts et dévoués, parmi lesquels il nous plait de signaler Mlle Bonnemain, restée, depuis ces temps héroïques, fidèle à Saint Michel.

L'école du boulevard de Picpus (1930)

Dès 1928, le Conseil d’Administration s’occupait de rechercher un local plus vaste, et son président, M Aubert, architecte, jeta son dévolu sur un grand terrain maraîcher qui s’étendait entre le boulevard de Picpus et le cimetière où reposent les victimes de la Terreur. La société de Picpus, propriétaire de ce terrain, consentit avec d’autant plus d’empressement à le louer à la société Saint-Michel, qu’elle-même avait projeté la création d’une école dans ce quartier.

Sous l’impulsion de M Aubert, les choses allèrent bon train. En juillet 1929, Mgr Courcoux, évêque d’Orléans et supérieur général de l’Oratoire, bénissait la première pierre de la nouvelle école, et il revenait, avant la fin de l’année scolaire 1929-1930, pour l’inauguration des locaux. Ce jour-là, la présence des curés de l’Immaculée-Conception, de Notre-Dame de Bercy, de Saint-Eloi, de Saint-Marcel de Notre-Dame de la Gare, du Bon Pasteur, du Saint-Esprit, et ceux de Montreuil, de Saint-Mandé, de Saint-Maurice, de Vincennes, témoignait du grand intérêt suscité par la fondation de cette école secondaire. Plus de cent élèves pouvaient désormais recevoir l’instruction dans des classes spacieuses et se détendre sur une cour bien aérée et ensoleillée.

Pendant douze années, l’école eut à sa tête le Père Hervelin. C’était un prêtre d’une grande expérience, dont le premier souci était l’éducation de ses élèves. Il savait donner à chacun les conseils appropriés, et, chaque trimestre, parents, enfants et professeurs tiraient grand profit à lire, dans le « Bulletin de Saint-Michel » les causeries et les poèmes religieux où le Père avait mis toute son âme.

De 1934 à 1936 furent effectuées les décorations de la chapelle. Les fresques du chœur sont dues au talent de Mlle Froment ; la longue frise du chemin de croix est sortie des ateliers d’Art Sacré de M de Maistre et les vitraux, où chacun des mois de l’année figure par sa fête principale, ont été exécutés sous la direction de Maurice Denis et de Mme Pougniez par la maison Rault.

Cependant, Saint-Michel devenait un grand collège. En 1932, un corps de bâtiments nouveaux en augmentait la capacité. Des classes nouvelles étaient ouvertes : la classe de Seconde et de Mathématiques élémentaires en 1936. Les effectifs montaient rapidement : on inscrivait 300 élèves en 1933 et 420 en 1935. En 1936 la construction d’une grande salle des fêtes allait permettre d’y réunir les élèves pour des conférences ou des séances récréatives.

Après le Père Hervelin, trois directeurs se sont succédés à la tête de l’école : le Père Druot (1942-1949), le Père Bazile (1949-1958) et le Père de Givry (1958-1962), tandis que M Thélot était, en 1948, élu président du Conseil d’Administration. M Devernay lui a succédé en avril 1966.

Le développement de l’Ecole avait été freiné par la guerre et l’occupation. Les mauvais jours passés, on vit remonter la courbe des effectifs. Elle atteignait le chiffre de 515 élèves en 1951 et 540 en 1958.

Les classes secondaires, jusqu’à la Troisième, étaient dédoublées. La classe de Mathématiques élémentaires, supprimées en 1950, fut rouverte en 1956, mais de nouveau supprimée en 1959. Celle de Philosophie, fermée en 1959, fut rouverte en 1962.

En juillet 1960, l’Ecole Saint-Michel pouvait signer le contrat d’association avec l’Etat.

En 1961, par pénurie de vocations, la société de l’Oratoire se vit obligée de restreindre le nombre de ses collèges et décida de quitter Saint-Michel. La Congrégation de Sainte-Croix ayant accepté de prendre la relève, les Pères des deux sociétés travaillèrent en commun pendant l’année 1961-1962. En 1962, les Pères Oratoriens quittèrent l’école, emportant les regrets unanimes des familles et des anciens élèves à qui, selon le beau témoignage que leur a rendu M Bonnemin, président de l’Amicale, ils avaient su si bien inculquer le « sens du travail », le sens « de l’humain » et le « sens religieux ».

Les Pères de Sainte-Croix n’ont d’autre ambition que de continuer l’œuvre de leurs prédécesseurs. De nouvelles classes ont été ouvertes pour répondre au nombre croissant des demandes d’inscriptions. Toutes les classes primaires et secondaires ont été dédoublées. A la classe de Philosophie s’est adjointe la classe de Sciences Expérimentales en 1964 et celle de Mathématiques Elémentaires en 1965. L’effectif total est monté à 925 élèves. Pour loger tout ce monde, il a fallu procéder à quelques aménagements intérieurs, en particulier agrandir le réfectoire des demi-pensionnaires et construire plusieurs salles de classes supplémentaires.

Source : Les Informations de l’APPEL, n°1, octobre 1975